Paper Test : Steel Diver

Au lancement de la Nintendo 3DS en 2011, bon nombres de licences phares de Big N étaient absentes. On ne retrouva qu’un certain Pilot Wings que nous n’avions plus vu depuis la console de Super Mario 64. Et aujourd’hui, on entend souvent des joueurs dire que Nintendo recycle sans arrêt ses licences sans en proposer de nouvelles à côté. Il semble qu’ils aient oublié mais Steel Diver, qui fit son apparition en mai 2011 sur 3DS, est bien un nouvel « univers » du constructeur à la casquette rouge. Mais ce soft traîne une réputation de jeu moyen, que les « grands » sites de jeu vidéo lui ont collés et dans une certaine mesure, ils n’ont pas totalement tord.

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Un contenu faiblard…

SteelDiver-Capture2Nintendo est tout de même connu pour ces jeux avec un contenu véritablement solide et convainquant. Mais on s’aperçoit que cela n’est pas le cas avec ce Steel Diver. Puisqu’il propose seulement 3 modes : missions, périscope et la bataille navale. Et il faut savoir que le second mode de jeu est l’une des phases de gameplay issue des missions. Recyclage quand tu nous tiens ! En partant de ce constat, on sent la pauvreté du contenu arrivée et c’est bien dommage.
Par conséquent, c’est la durée de vie qui en prendra un coup, seulement 8 niveaux composent le mode principal. Comptez une dizaine de minutes pour venir à bout d’un stage. Personnellement et selon ma Nintendo 3DS, je n’ai passé qu’une heure et trente neuf minutes sur le jeu sans avoir fait les deux dernières missions. À 40€ le jeu, c’est franchement cher payé…

Et puis les deux niveaux de fin sont verrouillés tant que nous n’avons pas terminés les autres avec les 3 sous-marins que nous avons à notre disposition. Ces derniers auront le mérite de nous proposer des approches différentes au cours des missions. En effet, ils ont chacun leurs caractéristiques : le premier est petit, plus rapide et peut lancer 4 torpilles à l’horizontal et une à la verticale; le second est de type équilibré et est inclinable; et le dernier est beaucoup plus lent et puissant que les autres et il peut changer son inclinaison de façon beaucoup plus significative.

 

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Un gameplay plutôt réaliste…

Vous l’aurez sans doute compris, le joueur devra se faire aux spécificités des submersibles pour en tirer le meilleur. Et la tâche ne sera pas aisé au début de l’aventure. Les commandes se font via l’écran tactique de la console qui nous permet de faire accélérer/ralentir, monter/descendre, gérer l’inclinaison ou tirer les missiles aquatiques (vive l’expression pour ne pas faire de répétition ^^) de notre navire. Et c’est ce choix qui me donne l’impression qu’on a affaire à une simulation sans vraiment en être une. Puisque nous ne disposons pas de vue de l’intérieur du sous-marin mais bien une vue en 2D, qui me fait penser au jeu 16 bits adapté du film « À la poursuite de l’Octobre Rouge ». De plus, les affrontements avec les ennemis et les boss se révèlent typiquement arcade, bien loin d’une simulation.

 

Surtout qu’avec le mode périscope (inclus aussi dans les missions), nous devrons repérés des navires ennemis, en utilisant le gyroscope de la console afin de scruté le secteur à 360°, et les couler. Le dynamisme de ces phases de gameplay me font beaucoup penser aux jeux arcades de Sega qui ont également des séquences bonus très rapide et fun.

Nous avons bien affaire à un jeu arcade mais avec un maniement plutôt réaliste et ce n’est pas pour me déplaire !

 

Et la 3D dans tout ça…

SteelDiver-Capture3… ne sert strictement à rien. Comme je viens de le dire, le jeu se déroulent sur un plan en deux dimensions, alors que la 3D relief a un véritable intérêt pour apprécier les distances dans un environnement en trois dimensions ! Dans Steel Diver, la fonctionnalité phare de la console se voit assignée à un rôle purement facultative. Mise à part ce détail, on ne peut pas dire qu’il pousse la 3DS dans ses derniers retranchements. C’est à se demander si le soft n’était pas prévu à l’origine pour la Nintendo DS.

 

Mais bon, l’ensemble reste correct et on nous propose différents environnement sous-marins. L’un d’eux m’a plutôt étonné, puisqu’on se retrouve à naviguer dans un « fleuve » au beau milieu d’une jungle, incroyable non ? Et Japon oblige, nous devrons abattre un monstre marin en plus d’une flotte de sous-marins et destroyers ennemis. Je ne sais pas du tout de quoi il s’agit mais ce n’est ni une pieuvre ni un poulpe.

 

Conclusion

Steel Diver est loin d’être un mauvais jeu. Il a le mérite de déterrer un genre que nous n’avions plus vu depuis un bon moment. Oui, les jeux de sous-marins arcade ne courent pas les rues aujourd’hui. Mais le soucis, c’est qu’il le fait de façon plutôt maladroite et ne propose pas assez de mission. Au vu de la durée de vie, les 40€ demandés au moment de sa sortie ne sont absolument pas justifiés. Mais si vous appréciez ce type de jeu et que vous le trouvez à un prix inférieur à 10€, vous pouvez tenter l’expérience. Puisqu’il reste tout de même sympathique.SteelDiver-Capture4

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